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Avocat au Barreau de Nice.
8 rue Alfred Mortier, 06000 NICE.
Contact: Tel: 04 93 81 75 87
Fax: 04 93 01 60 94
Mail: jbd-avocat@wanadoo.fr

Titulaire d'un DEA de sciences criminelles et d'un DESS police, j'exerce au Parquet de Nice en qualité d'assistant de justice pendant deux ans avant de rejoindre l'avocature. Actuellement Secrétaire de la Conférence du Barreau de Nice, je fus représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre, et ancien Vice Président de l'Union des Jeunes Avocats.  

Passionné de droit, de littérature et de musique, je parsèmerai ce blog de temps à autre de textes relatifs à des affaires, de billets d'humeurs, ou de recherches juridiques.

Bonne lecture.  

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La Profession

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 21:13
- Publié dans : La Profession - Recommander
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La loi du 11 février 2004 a modifié profondément la formation des élèves avocats en supprimant le stage qui suivait l’obtention du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et en portant à dix huit mois, au lieu d’une année, la formation au sein du CRFP.
Dorénavant le cursus des études comprend : la maîtrise en droit, un examen d’admission au CRFP et sa préparation dans un institut d’études judiciaires (IEJ) de l’Université, une formation de dix huit mois au CRFP sanctionnée par le CAPA. Le titulaire du CAPA peut demander immédiatement son inscription au tableau d’un barreau.
L’entrée au CRFP est soumise à un examen. Pour s’y présenter il faut avoir obtenu la maîtrise en droit ou un diplôme équivalent. Les équivalences sont énumérées dans un arrêté du 25 novembre 1998. Le recours contre la contestation de l’équivalence de l’université est porté devant la cour d’appel.
L’examen d’entrée est organisé par l’université. La préparation se fait dans un IEJ. Les docteurs en droit sont dispensés de l’examen mais ils doivent suivre l’enseignement de dix huit mois au CRFP (avant la loi du 11 février 2004, ils pouvaient présenter directement le CAPA). Les conditions de cet examen figurent actuellement dans un arrêté du 17 septembre 2003.
La formation au sein du CRFP est assurée par le barreau en collaboration avec l’Université. Elle est à la fois théorique et pratique. Elle couvre le juridique comme le judiciaire. La formation au sein du CRFP dure dix huit mois. Il y a trois séquences de six mois :
- l’enseignement des fondamentaux (un mois est consacré au stage en juridiction),
- le projet pédagogique individuel : si l’élève a un projet, il le présente au directeur du CRFP qui décidera de le valider ou non ; si l’élève n’a aucun projet ou si son projet n’a pas été accepté, un projet doit lui être proposé par le CRFP. Ce projet ne peut sauf dérogation être un stage en cabinet d’avocat. Un stage en cabinet à l’étranger est par contre possible.
- Stage en cabinet d’avocats.
La catégorie des avocats stagiaires fût supprimée au 1er janvier 2006.
L’élève avocat est astreint au cours de ces stages à une obligation de secret proche du secret professionnel. Il prête ce qu’on nomme un petit serment en ces termes : « Je jure de conserver le secret de tous les faits et actes dont j’aurais eu la connaissance au cours de mes stages ».
Le siège et le ressort de chacun des CRFP sont arrêtés par le ministre de la justice sur proposition du CNB. Le CRFP est rattaché à une université.
La spécialisation    
La spécialisation est réglementée par l’article 12-1 de la loi du 31 décembre 1971 (réforme du 31 décembre 1990), les articles 86 à 92-1 du décret du 27 novembre 1991 et par les arrêtés ministériels du 8 juin 1993 et 8 décembre 1993.
I. Liste des spécialités
L’arrêté du 8 juin 1993 comprend quinze rubriques mais des champs de compétence ont été créés au sein des spécialisations pour les affiner  :
- droit des personnes,
- droit pénal, 
- droit immobilier,
- droit rural,
- droit de l’environnement,
- droit public,
- droit de la propriété intellectuel,
- droit commercial,
- droit des sociétés,
- droit fiscal,
- droit social,
- droit économique,
- droit des mesures d’exécution,
- droit communautaire,
- droit des relations internationales.
Cette liste ainsi arrêté est limitative (Cass. 1ère civ., 10 juin 1997). Elle peut être modifiée par simple arrêté ministériel.
Rien n’interdit à un avocat de cumuler plusieurs spécialités.
II. Pratique professionnelle
La durée de la pratique professionnelle a été fixée à quatre ans (article 88 alinéa 1er du décret de 1991). Elle peut être acquise en France ou à l’étranger.
Il s’agit d’une sorte de stage chez un avocat ou une société d’avocats déjà spécialisés, chez un autre professionnel du droit pratiquant la spécialité (par exemple un expert comptable pour la fiscalité, notaire pour le droit immobilier), dans le service juridique d’une entreprise, d’une administration, d’un syndicat, d’une organisation internationale. L’enseignement universitaire comme professeur ou maître de conférence peut tenir lieu de pratique. Celle-ci peut même, par équivalence, résulter de travaux de recherches comme une thèse de doctorat, des publications et communications.
La pratique peut se situer pendant le stage de l’avocat débutant. Elle doit être continue, rémunérée et pour une durée normale de travail. Une interruption supérieure à trois mois doit être autorisée par le CRFP.
Elle est justifiée par une attestation mentionnant la durée du service effectuée, la nature des fonctions occupées, ou encore la justification des travaux, publications, activités dont il est fait état dans une déclaration faite sur l’honneur.
III. Examen de contrôle des connaissances
L’examen de contrôle des connaissances est organisé par le CRFP. Le jury est composé d’un universitaire, un magistrat et un avocat exerçant dans la spécialité.
L’examen comporte, pour chacune des mentions de spécialisations sollicitées, un exposé oral de vingt minutes environ après une préparation d’une heure, sur un sujet tiré au sort par le candidat, portant sur la spécialité revendiquée. Cet exposé est suivi d’un entretien avec le jury d’une durée n’excédant pas trente minutes sur les matières de la spécialité. L’épreuve est publique et une session est tenue chaque année.
La préparation doit être mise en place par les CRFP.
Il existe une dispense de l’examen pour certaines personnes dont la pratique antérieure ou un thèse de doctorat attestent de leur compétence. En voici la liste :
- les membres ou anciens membres du Conseil d’Etat, les magistrats ou anciens magistrats de la Cour des Comptes, les magistrats ou anciens magistrats de l’ordre judiciaire, des juridictions administratives, des chambres régionales des comptes justifiant de quatre années au moins d’affectation au sein d’une formation correspondant à la spécialité demandée ;
- les professeurs d’enseignement supérieur et maîtres de conférence ayant effectué en cette qualité quatre années au moins d’enseignement de la discipline correspondant à la spécialité demandée 
- les fonctionnaires ou anciens fonctionnaires de catégorie A ou les personnes assimilées, ayant accompli en cette qualité, quatre années au moins de services effectifs dans une administration, un établissement, un service ou une organisation internationale, ayant une activité correspondant à la spécialité demandée (par exemple fonctionnaire des impôts) ;
- les docteurs en droit dont la thèse a porté sur la spécialité revendiquée justifiant de quatre années de pratique professionnelle.
La personne dispensée d’examen adresse sa demande au président du CRFP et c’est le centre qui, au vu du dossier, décide de l’attribution de la spécialité. Sa décision peut être frappée de recours devant la cour d’appel.
La délivrance des spécialités est de toute façon à la charge des CRFP. Le conseil d’administration du CRFP décide de l’attribution ou non.




Par John Bastardi Daumont - Communauté : Le Monde du Droit
Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 19:27
- Publié dans : La Profession - Recommander
                       justice                                                    



Il ne se passe pas un jour sans que l'exécutif annonce en grande pompe de nouveaux dispositifs législatifs.

Lois dites réactives qui sont souvent la conséquence d'un fait d'actualité, et que le gouvernement et le Président de la République présentent comme des remèdes miracles à des situations "qui n'ont que trop duré"

Sur un plan strictement pénal, plus de 30 textes répressifs furent promulgués ces 5 dernières années. L'examen de cette déferlante sera d'ailleurs l'objet d'un prochain inventaire sur ce blog.

Plus récemment, Nicolas Sarkozy annonçait un nouveau dispositif destiné à lutter contre les bandes en 2010, ainsi qu'une réforme majeure de la procédure pénale dont les grandes lignes ont déjà été évoquées ici.

Cette hystérie législative, destabilisée une fraction de seconde par le Conseil constitutionnel au sujet de la taxe carbone,  va donc continuer.

Pour autant, la situation du justiciable s'améliore t elle, au quotidien?

Non, car la méthode utilisée porte sur un traitement propagandiste des symptomes mais ne soigne pas le mal profond: une justice appauvrie, simplifiée, amputée.

Troublant paradoxe: la loi se complexifie au détriment d'une justice qui donne dans la simplificité.

Le tout dans une cacophonie d'effets d'annonces, de législation spectacle.

La mise en oeuvre de procédures alternatives ou simplifiées (procédure sur reconnaissance préalable de culpabilité, applicable aux délits et contraventions, bientôt aux crimes, médiation et composition pénale, pratique récurrente de la correctionnalisation de crimes), déjà préjudiciable pour le citoyen qui se voit privé de l'accès à un procès tel que prévu par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme, s'accompagne cette année de l'application d'une nouvelle mesure: la réforme de la carte judiciaire.

Pour des raisons budgétaires, le gouvernement a décidé de supprimer plus de 200 tribunaux d'instance.

Tribunaux compétents pour les baux à usage d'habitation, les tutelles et curatelles, les litiges civils dont le montant est inférieur ou égal à 10.000 €uros.....la justice du quotidien des français.

Pour soigner le mal, autant tuer le malade tout de suite, finalement.

Malgré toutes les protestations de greffiers, de justiciables, de magistrats d'avocats, raillés et pris de haut à l'époque par Rachida Dati (qui reste la seule Ministre de la Justice ayant eu la gloire de se faire huer à la Convention Nationale des avocats, en 2009) la réforme de la carte judiciaire est entrée en vigueur au 1er janvier.

Depuis le 31 décembre, 178 des 473 Tribunaux d'Instance ont fermé leurs portes.

D'ici au 1er janvier 2011, ce sont 438 juridictions (Tribunaux d'Instance, de Grande Instance, Conseil de Prud'hommes) sur 1193 qui auront disparu.


Plus d'un tiers des juridictions de France.


Le Ministère de la Justice se justifie en évoquant une rationnalisation du travail.

Nous autres professionnels y dénonçons une volonté de réaliser des économies sur le dos de la Justice, ce que nous avons dénoncé durant l'année 2008, unanimement.

Ces économies seront obligatoirement préjudiciables pour le justiciable, car les Tribunaux manquent déjà de budget, et le législateur est obligé d'avoir recours à des subterfuges législatifs pour pallier la faible dotation qu'il octroie à ce secteur.

Pendant ce temps, au moment où on dit que les caisses sont vides et où on réduit le nombre de fonctionnaires, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy fait exactement l'inverse, en augmentant les dépenses de l'Elysées de 2 500 000,00 EUROS.

Pendant qu'1/3 des Tribunaux disparaissent pour des raisons de rationnalisation économique, et au moment où les aides sociales diminuent de 22% dans l'indifférence totale, le bugdet affecté au Chef de l'Etat augmente de 20%.

Curieux sens des priorités.....

Aussi, lorsque j'entends Nicolas Sarkozy parler de la justice comme d'une priorité, et lorsque, avec d'autres professionnels du droit, nous constatons comment les justiciables peuvent être méprisés par le pouvoir en place, je pense qu'il était bon de rappeler ces quelques données numériques.
Par John Bastardi Daumont - Communauté : Le Monde du Droit
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 16:45
- Publié dans : La Profession - Recommander


Au départ de la carrière de cet avocat énigmatique : la guerre d'Algérie et Djamilah Bouhired, la pasionaria qui porte la volonté de libération de son peuple.

Le jeune homme de loi épouse la cause anticolonialiste, et la femme symbole de cette lutte.

Puis, une disparition mystérieuse qui dure huit ans.

Fictive, diront certains, qui le croisèrent en plein Paris. 

Contribution d'un mystère, savamment entretenu. 

À son retour, Vergès défend les terroristes de tous horizons (Magdalena Kopp, Anis Naccache, Carlos) ainsi que des monstres historiques tels que Klaus Barbie.

D'affaires sulfureuses en déflagrations terroristes, Barbet Schroeder suit les méandres empruntés par « L'avocat de la terreur », aux confins du politique et du judiciaire.

Le cinéaste explore, questionne l'histoire du « terrorisme aveugle » et met à jour des connexions qui donnent le vertige. 




En espérant vous revoir bientôt, l'échange était enrichissant. 



 
Par John Bastardi Daumont - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
 
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