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Titulaire d'un DEA de sciences criminelles et d'un DESS police, j'exerce au Parquet de Nice en qualité d'assistant de justice pendant deux ans avant de rejoindre l'avocature. Actuellement Secrétaire de la Conférence du Barreau de Nice, je fus représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre, et ancien Vice Président de l'Union des Jeunes Avocats.  

Passionné de droit, de littérature et de musique, je parsèmerai ce blog de temps à autre de textes relatifs à des affaires, de billets d'humeurs, ou de recherches juridiques.

Bonne lecture.  

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Rebonds

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 21:38
- Publié dans : Rebonds - Recommander
                               20091225-ecoute-telephonique  

« Ni la bravoure de l’infanterie, ni celle de la cavalerie ou de l’artillerie, n’ont décidé d’un aussi grand nombre de batailles que cette arme maudite et invisible, les espions ».

  C’est ainsi que Napoléon s’exprimait, avec lucidité, sur ces hommes de l’ombre. 

  Pourtant la clairvoyance de l’Empereur n’a pas toujours inspiré les princes qui ont gouverné la France.

  En fait, l’espionnage est né en même temps que le secret, il est donc aussi ancien que la chasse et tous y ont sacrifié et  sacrifient encore et toujours. 

  Jusqu’à une époque récente, l’espionnage fut une activité étroitement liée à l’art militaire. Les rois le vivaient comme tel, Napoléon maintint cette tradition. La République, une fois stabilisée, sera perplexe.

  En France, le pouvoir républicain en effet, demeurera hésitant à l’égard des services de renseignement et d’information.

  Jamais ou presque jamais, il ne recréera la complicité brillante que les princes, sous l’Empire, avaient établi avec les hommes de l’ombre.

  La méfiance lancinante, née peut-être de l’affaire Dreyfus, n’accordera que rarement à ces serviteurs discrets la reconnaissance et l’intérêt que d’autres pays apportent aux leurs.

  Aucun gouvernement républicain ne ressentira vraiment le respect ou la fascination que les britanniques adressent à ce qu’ils continuent d’appeler un « métier de seigneur ».

  Toute l’histoire des services français sera dominée par cette incompréhension et cette distance. Et si certains princes républicains ont eu pour eux des attentions proches, il n’est pas sur qu’ils aient contribué à réhausser leur prestige, tant il est vrai que parfois ils furent utilisés au bénéfice de stratégies partisanes et non pas toujours dans l’intérêt  national.

  Toutefois, les rares périodes de parfaite cohérence entre le pouvoir politique et l’action secrète seront de très grande efficacité pour les intérêts de l’Etat et de la France mais chaque nouvelle affaire remettra en cause le bénéfice de ces épisodes.

  Au lieu de considérer ces malheureux incidents comme le fait d’un parcours normal dans ce difficile exercice, les pouvoirs politiques successifs chercheront à remettre en cause l’utilité des services.

  Ce paradoxe devait être souligné, voire dénoncé.

  Aussi il est également utile de noter que dans l’ensemble des pays de l’OTAN, aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne notamment, il est acquis que cette question peut faire l’objet d’études et de recherches universitaires.

  L’Etat est aussi une forme d’institutionnalisation du pouvoir. Il est finalement de construction récente car si le pouvoir a revêtu plusieurs formes, celle qui correspond à l’organisation étatique et au concept étatique, provient essentiellement de la période des Lumières, là ou le modèle stato-national s’est imposé.

Au XVIIème siècle et au XVIIIème siècle, il a été acquis en Europe, dans une ère géoculturelle beaucoup plus homogène qu’elle n’apparaissait à l’époque, que la définition de l’Etat correspondait bien à une population sur un territoire structurée par une souveraineté qui s’exerçait d’une manière exclusive sur ce territoire au nom de cette population.

  Que la querelle de la Nation et du peuple ait empoisonné d’une certaine manière le débat constitutionnel français, peu importe... Ce qui s’est imposé, en tout cas dans toute l’Europe, c’est l’idée de nationalité et de souveraineté exclusives sur un territoire.

  Ce modèle a été suffisamment crédible et cohérent pour que tous ceux qui ont pu d’une manière ou d’une autre subir ou connaître l’impérium européen, aient eu le désir de s’en affranchir en se servant de ce modèle étatique pour affirmer leur propre destin.

  Les indépendances se sont caractérisées notamment par une forme de mimétisme constitutionnel tandis que l’ensemble du monde adoptait le système apparent de l’Etat Nation.

  L’effondrement du système soviétique et la disparition apparente de son empire ont laisser la place à des instabilités où prolifèrent aujourd’hui ce qu’il est devenu coutumier d’appeler les zones grises.

  Ce sont des zones où l’apparence de l’Etat est maintenue dans le discours officiel mais la réalité est celle de la disparition de l’autorité publique au bénéfice de chefs de guerre plus ou moins mafieux.

  Ceci pourrait donner lieu à une forme de « tribalisation» du monde ce que d’aucuns ont pu qualifier aussi de balkanisation du monde.

  On peut même aller plus loin pour découvrir une véritable convergence des catastrophes.

  Cette pré-science des catastrophes à venir s’inscrit notamment dans la constatation d’une véritable désagrégation du réel avec, en Europe notamment, une cancérisation du tissu social du à la perte du sentiment de vouloir vivre ensemble. Elle se traduit également par une crise éco-démographique assez inquiétante où le vieillissement des populations et le papy-boom, ouvrent des perspectives dangereuses.

  On peut ajouter également le constat du chaos de l’Est et du Sud et la montée de certains fanatismes.

Ce qui néanmoins peut paraître étonnant c’est l’euphorie dans laquelle la « société médiatique » semble vouloir tenir une partie des populations.

Les peuples européens néanmoins n’échappent pas à des phénomènes dépressifs constants prouvés tant par l’effondrement des grandes institutions intégratives que par la consommation massive de tranquillisants,  la montée en puissance des incivismes, la fascination pour une sortie ludique de l’histoire qui se manifeste par une totemisation des vacances qui sont devenus l’alpha et l’oméga de la libération individuelle.

Une sorte d’héliotropisme libératoire domine la pensée et explique les mouvements migratoires importants au moment des périodes estivales.

  En réalité, la nouvelle bataille a lieu dans l’imaginaire.

  Le schéma n’est plus la conquête des territoires comme dans les pratiques antérieures mais le contrôle des « rétines ».

  Cette bataille dans l’imaginaire a été identifiée très clairement par un certain nombre d’auteurs qui décrivent la structure de Mac-world, qui incarne le passage d’une économie produisant des biens durables à une économie qui génère des produits à haute valeur symbolique.

  Le consommateur, qui est la cible principale, n’achète pas des produits destinés à une consommation mais il acquiert par ces produits un socio-style, et une manière de vivre. 

  L’ensemble de la « pub idéologie » qui constitue le ciment de cette société qu’un auteur a appelé de cathodique, n’a d’autres ambitions que de séduire, par l’intermédiaire de stars qui deviennent l’incarnation des nouveaux socio-styles que l’on souhaite promouvoir.

  C’est en tout cas dans ce sens qu’il faut comprendre les analyses du Président Directeur Général de Nike, telles que Benjamin BARBER les rapporte :

« Comment nous y prenons nous pour conquérir les marchés étrangers ? » demande-t-il dans un rapport  annuel de 1992. 

« De la même façon qu’ici. Nous exportons tout simplement du sport. C’est le meilleur secteur économique du monde. Les consommateurs que nous ciblons admirent John Mac Enroe et Charles Barclay depuis des années. Les liens émotionnels sont en place ».

  Ces nouveaux affrontements qui visent à la fascination des cibles se déroulent dans un champ de bataille qui est celui de la société médiatique et dans un espace géographique qui est la planète.

C’est en ce sens que l’information spectacle a pris le pouvoir car elle a réussi à conjuguer l’apparence de légitimité et les incroyables perspectives offertes par la technique et la pression du marché#.

  Cette évolution ne pouvait pas ne pas affecter la gestion et la doctrine d’emploi des services de renseignement d’un pays qui se propose de demeurer ou de prétendre à la puissance.

La guerre classique a toujours fait appel aux recherches d’informations et de renseignements.

  La guerre froide n’a pas échappé, loin s’en faut, à la même exigence ; on peut même ajouter qu’elle fut peut-être aussi et surtout caractérisée par l’affrontement des services et des stratégies indirectes.

Dans ces étapes, force est de constater que les services d’information français n’ont jamais été vraiment entendus par le pouvoir politique.

  Pendant les prémices de la seconde guerre mondiale, les services de renseignement qui étaient surtout des services liés à l’appareil militaire, ont toujours informé en temps et en heure et d’une manière très anticipée, les probables mouvements de l’Allemagne. Bien plus les services de renseignement français avaient indiqué la date et l’heure de l’offensive du 10 mai 1940.

  La qualité des informations, l’avance que les services de renseignement français avaient sur la machine Enigma, tout cela démontrait que les difficultés n’ont pas eu à être recherchées dans la qualité du travail mené par les services du renseignement militaire mais dans la capacité du pouvoir politique à savoir les exploiter et les entendre.

  On pourrait au fond considérer que c’est la méfiance du pouvoir politique qui a bien souvent créé des difficultés majeures dans le fonctionnement de l’information et de la recherche de l’information.

  Cela a été vrai aussi pendant toute la période de la guerre froide.

  D’autant plus que le pouvoir politique n’a jamais vraiment choisi de déterminer quelle devrait être la nature des services d’information. Fallait-il les laisser dans le giron militaire ? Fallait-il leur donner une dimension plus civile ?

  C’était l’intention du Général de Gaulle que d’essayer de bâtir une sorte d’  « Intelligence service » à la française. Son départ n’a pas permis d’aller dans ce sens et le SDCE a eu à pâtir des différents mixages civils militaires que le pouvoir politique n’a pas su organiser.

  L’affaire algérienne obligea à une coordination et à une cohérence supérieure.

  Cette exigence fut rendue possible par la qualité des acteurs de l’époque, en particulier le Général Grossin, Responsable du SDCE et surtout parce que dès 1958, le Général de Gaulle va marquer un intérêt précis pour cette partie des services de l’Etat.

  Le Général de Gaulle fut servi en la matière par des hommes dévoués, fidèles et compétents.

  En outre le « pré carré » africain fit l’objet d’un certain nombre de décisions politiques dont les effets furent durables.

  Sur le plan de l’organisation de la police nationale, d’autres personnages s’ajoutèrent à cette « culture » du renseignement que le gaullisme installé, dans les rouages du sommet de l’Etat, avait su élever dans le sens du devoir.

Il y eut donc une parfaite connivence et les succès ne se firent pas attendre tant sur le terrain que par l’influence que la France put exercer dans le monde lorsque la diplomatie officielle ne pouvait pas obtenir les résultats attendus, dans les délais souhaités.

  C’est l’affaire Ben Barka qui a rompu cet équilibre et la décision la plus immédiate fut de retirer le SDCE de l’autorité du Premier Ministère pour confier le service de renseignement au Ministre des Armées.

La suite de l’histoire des services de renseignement sera toujours dominée par cette question lancinante de la nature de la relation qui devait s’établir avec le pouvoir politique, ainsi que de la forme des institutions de coordination qu’il convenait de mettre en place.

  Progressivement, chaque Premier Ministre s’est essayé à proposer une réponse, de comités de renseignement sur le rôle de secrétariat général de la défense nationale, en réunion hebdomadaire des services, en consultation du chef de la DGSE (succédant au SDCE en 1981)...   Il est apparu que les services de renseignement n’avaient pas acquis dans notre pays le niveau d’intérêt que pouvaient porter le Chef du Gouvernement à l’Intelligence Service en Grande-Bretagne, au BND en Allemagne, et bien évidemment à la CIA et autres services d’information aux Etats-Unis.

  La situation a pris une autre dimension avec la chute du mur de Berlin car on assiste à véritable reconversion des services. On pourrait même dire à une sorte de privatisation de la guerre dans le cadre de cette nouvelle donnée qui est celle de la bataille dans l’imaginaire.

  D’aucuns évoque le concept d’info-war et estime que désormais pour une nation, il s’agit de défendre ses industries en mobilisant ses ressources informationnelles et en mettant en oeuvre des politiques d’influence fondées sur des guerres de l’information.

  Ces guerres d’information sont alors analysées comme la diffusion aux acteurs décisifs d’informations déstabilisatrices ou de système de pensées et d’analyses perverties.

  Il convient de comprendre ces affirmations en notant qu’au mois de juillet 1995, le Président des Etats-Unis lui-même, lors d’une cérémonie au siège de la CIA à Langley, a annoncé que « les services secrets américains devaient se mettre au service des entreprises ».

  Ce changement de position des Etats-Unis d’Amérique provient à l’évidence d’un constat qui est celui du nécessaire redéploiement des services américains après la chute du mur de Berlin.

  Pour les américains, c’est bien d’une guerre dont il s’agit et à l’arrivée du Président des Etats Unis, sous l’impulsion de son secrétaire d’Etat au commerce, R. Brown, se mis en place un « advocay center », dont la finalité sera de suivre les cent plus gros contrats en cours de négociation sur les principaux marchés. Cet « advocay center » ou « war-room » définissait une véritable stratégie guerrière sur le plan économique.

  Il s’agissait notamment de surveiller attentivement les pays émergeants qui paraissent les plus prometeurs au plan économique en privilégiant sur ces marchés les technologies de l’avenir.

  En outre, l’Eximbank sera dotée de véritables chasseurs de contrats, de recherche d’un véritable trésor de guerre ; l’ambition avouée sera de créer une force de frappe commerciale cohérente et puissante.

  Toutes les étapes d’un contrat seront donc couvertes,  le pouvoir politique intervenant personnellement lorsqu’il apparaissait nécessaire de le faire dans la négociation commerciale.

  Le Président Clinton intervint notamment auprès du Roi d’Arabie Saoudite en 1994, pour faire entériner l’achat d’avions Boieng contre le concurrent européen Airbus.

  On pourrait multiplier les exemples et ce n’est pas le lieu de le faire, s’agissant de l’ouverture d’une rubrique qui sera riche d’analyses de ce genre.

  En tout état de cause, il apparaît nettement que l’on assiste à une sorte de privatisation de la guerre économique, au retour en force du renseignement humain ainsi qu’à l’usage massif des systèmes les plus sophistiqués dans le domaine des interceptions et des écoutes.

  Cette privatisation du renseignement explique aussi la collaboration avec de véritables cabinets privés d’information, la multiplication des officines souvent animées par d’anciens officiers ou agents des services de renseignement les plus divers et la mise en place dans les grandes entreprises de véritables war-room. La France s’est décidé tardivement, mais avec détermination à s’organiser, et à organiser ses entreprises pour cette nouvelle forme d’affrontement.

  Il ne s’agit donc plus de véritable pouvoir mais plutôt d’influence dans une approche géo-économique où les outils de l’influence passent désormais aussi bien par l’interception des e-mails que par la  traçabilité des GSM ou par la production de logiciels de veille et d’intelligence ou par la gestion de la désinformation sur le web.

  C’est une véritable stratégie de l’information qui est alors développée par les uns et par les autres.

  Les résultats sont déjà connus et les félicitations pleuvent lorsqu’il s’agit de reconnaître la qualité des services de renseignement économiques américains.

  Ainsi donc dans le domaine géo-économique, les stratégies d’influence demeurent. Elles sont caractérisées par de nouvelles données qui sont celles de la privatisation du renseignement , les jeux d’influence sur les organisations écologistes ou sur les organisations de consommateurs (cf. affaires Perrier ; Greenpeace). Il n’échappe, en effet, à personne que les ONG sont autant d’instruments d’influence et d’action qui ne peuvent laisser indifférents aucun de ceux qui sont en charge de la défense de la puissance économique ou de l’intérêt de son pays.

  Cela ne signifie pas que la géopolitique ait disparu des problématiques, loin s’en faut mais les services régaliens classiques s’adaptent à cette nouvelle organisation mondiale des forces. 

  Si le renseignement économique est devenu un service public dans les institutions régaliennes de l’Etat, il n’en demeure pas moins vrai que c’est aussi un nouveau regard sur la géopolitique qu’il convient de dessiner afin que le pouvoir politique ait toujours la possibilité, à tout instant, d’être informé en temps réel sur la réalité des rapports de force pour prendre les décisions qu’il convient.
Par John Bastardi Daumont - Communauté : Libre pensée politique
Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 16:24
- Publié dans : Rebonds - Recommander

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Il y a quelques jours, le courageux groupe Herakles productions décidait de publier l'entretien du responsable de ce blog.
Il s'agissait d'un entretien nommé Moix, Faurisson, Blanrue, Freche, Dieudonnéc'est l'ère de la répression des mots repris par la Toile, par plusieurs sites, au gré de leurs inspirations. 
 
Simples observations d'un auxilliaire de justice portant sur le dramatique état de la liberté d'expression dans notre pays: la France.
 
Cet entretien, pourtant relativement serein, fut, préventivement, censuré par le site BELLACIAO, ce qui est en soi assez étrange mais qui peut se comprendre si l'on analyse la pression que BELLACIAO subit à cause d'attaques provenant de sites extrémistes se disant faussement "à gauche", et lui reprochant de publier la prose de défenseurs des Droits de l'Homme, tels Jean Bricmont, Alain Gresh, ou Patrice Bardet.
 
Finalement, il se diffusa "normalement". 
 
Notre surprise fut alors totale lorsque le responsable de l'interview reçut une menace de dépôt de plainte pénale, pour le contenu du texte. 
Qui pouvait donc décider de censurer cet interview?
La LDJ ?
La LICRA? 
La Ligue des Droits de l'Homme?
Le MRAP, cité dans le texte ?
 
NON, même pas, et cela va à leur crédit. 
 
Il s'agit de membres d'un mouvement communément appelé "La Nouvelle Droite", que l'interviewé qualifiait de "mouvement racialiste et xénophobe"

Réponse =  "retirez immédiatement cet article sinon nous portons plainte". 
 
Fort bien. 
 
Notre réponse est la suivante:
 
Laissez vous aller, PORTEZ PLAINTE, si le coeur vous en dit !
 
Nous aurons alors loisir de démontrer par le menu à une juridiction une forme de double langage de la pire espèce. 
Nous aurons alors loisir d'exhumer certaines "Chroniques de Raciologie"souillant la République, et publiées dans différentes revues à caractère confidentiel dont on se garde bien aujourd'hui de faire grand cas. 
Le message que nous tenons à exprimer à la Nouvelle droite, au Grece et affiliés est celui ci:
 
Les authentiques défenseurs de la République ne se censurent pas sous la contrainte, qu'elle soit issue d'extrémistes religieux ou de l'extrême droite. 
 Ils proposent dès lors aux menaçants de joindre l'acte à la parole, et d'oser en débattre au fond.  

Un exemple parmi tant d'autres:

« À mes yeux, l'ennemi n'est pas “la gauche” ou “le communisme”, ou encore “la subversion”, mais bel et bien cette idéologie égalitaire dont les formulations, religieuses ou laïques, métaphysiques ou prétendument “scientifiques”, n'ont cessé de fleurir depuis deux mille ans, dont "les idées de 1789” n'ont été qu'une étape"
Alain de BenoistVu de droite. Anthologie critique des idées contemporaines, Paris, Editions Copernic, 1977.

A nos yeux, les Droits de l'Homme ne sont pas un ennemi, mais un Socle.

Guillaume Sanjorge et John Bastardi Daumont
Par John Bastardi Daumont - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 16:27
- Publié dans : Rebonds - Recommander

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Citation d'Eric Naulleau, face à BHL: "ce qui m'énerve, c'est pour chaque critique que l'on adresse, on soit soupçonné d'être un nostalgique du nazisme. C'est ça qui m'énerve, et je ne suis pas disposé à le tolérer encore
". (...) c'est de la malhonnêteté intellectuelle." 


 

Nous avons subi les mêmes attaques, la même mauvaise foi. 
Nous avons tenu, et nous avons gagné. 


                          
Sarkozy, Israël et les juifs, comment nous avons fini par gagner. 

Par Paul-Éric Blanrue (extrait de la postface inédite - 20 pages - de la 3e édition du livre de Paul-Éric Blanrue : 
Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, 2009, sortie le 2 décembre 2009)



Sarkozy, Israël et les juifs est sorti au début du mois de juin 2009, en Belgique, c’est-à-dire il y a près de six mois. Six mois, c’est le temps qu’il a fallu pour que nous trouvions le merle blanc, celui qui daigne que cet ouvrage - ni interdit par la loi, ni condamné, ni même traîné en justice - soit enfin mis en vente en France, le diffuseur habituel de mon éditeur ayant refusé de s’acquitter de cette tâche pour d’obscures raisons qu’il ne m’a jamais fait l’honneur de préciser.


Phénomène non moins extraordinaire : depuis juin 2009, aucun grand média français - presse écrite nationale ou régionale, radio ou télévision - n’a rendu compte de l’existence de Sarkozy, Israël et les juifs, ou ne s’est scandalisé de la décision unilatérale du diffuseur de me couper du public français. Tandis que cet ouvrage était « chroniqué » correctement par la presse tunisienne, algérienne, égyptienne ou saoudienne, pas un journaliste français ni francophone ne lui a consacré la moindre ligne pour le louer, le blâmer, ou simplement le signaler à l’attention de son lectorat.


Ce blocage n’est pas anodin. La semaine où paraissait ce livre (celle du jeudi 28 mai), le Nouvel Observateur faisait sa une avec un sujet qui n’était guère éloigné de celui que je traitais : « Obama, Israël et les juifs ». Quelques mois plus tard, en septembre, sortait un livre dont le titre ressemblait curieusement au mien, à cette différence près qu’étant écrit par un ancien ambassadeur d’Israël, il soutenait avec ardeur l’évolution récente de la politique française et diffusait la fable éculée du président iranien appelant au génocide des Israéliens (son auteur, lui, fut invité à s’exprimer à son aise dans les médias). Ce n’est donc pas le sujet exposé qui a entraîné le mutisme de la presse, non plus que le titre choisi, mais l’angle que j’avais pris. Ma démonstration gênait aux entournures.


Bien entendu, pendant ce temps, sur le net, les rumeurs et les accusations fantaisistes sur mon compte ne manquèrent pas d’être diffusées sur une grande échelle : on est allé jusqu’à me reprocher de m’être rendu au procès de l’humoriste Dieudonné, contre qui a été requis un an de prison avec sursis dans l’affaire du Zénith. Comme c’était prévisible, l’auteur anonyme d’un blog a qualifié ce livre d’« antisémite ». Je ne suis pas encore accusé d’avoir commis un crime contre l’humanité, mais il est palpable que certains grands inquisiteurs rêvent déjà de me faire porter la robe de bure des hérétiques condamnés au bûcher. Ils attendront.


Notons bien que je fais face à une censure de fait, et non à une prohibition officielle. La méthode est plus insidieuse : l’interdiction brutale de mon livre sur ordre d’un ministère, ou sur suggestion d’une organisation communautaire, eût peut-être provoqué des dizaines de milliers de réactions indignées, et au minimum signalé son existence. Ne pas en rapporter la parution revient à dire : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Un livre dont on ne parle pas est (en théorie) un livre qui n’existe pas.


Pourquoi un tel silence ?, se demandera-t-on. C’est l’esprit de l’époque qui le réclame, de toute évidence. Il est avéré qu’en diverses circonstances, dont j’ai eu vent, quelques coups de fil ont été passés à des rédactions parisiennes afin de leur demander de ne pas évoquer mon opus. Mais je n’ai que fort peu de goût pour la théorie du complot, comme on le sait, et surtout je n’imagine pas l’Élysée ni des organismes communautaires, tel que le CRIF (par exemple), ourdir un plan diabolique pour s’assurer que je ne sois cité dans aucun organe de presse. D’après mon expérience, l’explication est moins complexe.


D’une manière générale, en France, les journalistes n’ont plus la liberté d’expression nécessaire, qu’il s’agisse de parler de mon livre comme de tout autre écrit remettant en cause les croyances instituées ou révélant les vrais dessous du pouvoir ; la concentration de la presse entre quelques mains n’a guère contribué à développer un climat favorisant le regard critique sur les gouvernants, surtout depuis que les grands patrons sont devenus des intimes du président et partagent ses convictions comme ses intérêts.


Ensuite, il faut le dire au risque d’étonner, certains journalistes ont eu peur. J’ai eu connaissance de leurs craintes de façon directe depuis que quelques-uns ont osé me confier que la férocité avec laquelle avaient été traités les rares esprits qui, jusque-là, étaient entrés en résistance sur la question israélienne, les préservait à tout jamais de l’envie de faire la promotion, voire juste mention, de mon ouvrage. Il s’agissait pour eux d’éviter les ennuis par anticipation ; ils ne désiraient pas être propulsés du « côté obscur de la force ».


Enfin, les journalistes ne sont pas une exception, tant s’en faut ; nulle profession liée au monde de l’information, de l’édition et de la communication n’échappe à cet effroi paralysant. Un grand site de vente en ligne a ainsi refusé, sans alléguer le moindre motif, de proposer le livre à l’achat, alors que je bats des records (relatifs, bien sûr, compte tenu de l’omertà) chez son concurrent direct. J’ai également eu affaire à un libraire parisien, a priori bienveillant, qui a lourdement insisté auprès de moi – tout en protestant de son courage – pour que j’ôte de mon blog la photo du livre prise dans sa boutique avec son agrément. Il faut reconnaître, à sa décharge, que la librairie Résistances, de Paris, qui avait mis mon ouvrage en vitrine, avait été auparavant vandalisée, le vendredi 3 juillet, par cinq nervis masqués de la (mal nommée) Ligue de défense juive (LDJ), lesquels arrosèrent d’huile de colza plusieurs milliers de ses livres et détruisirent ses ordinateurs sans encourir d’autre peine que du sursis.


Cet état de prostration générale, cette tension qui soumet des esprits sans doute brillants à des intérêts qui ne sont pas les leurs, cette pression mentale mais aussi cette autocensure que subissent les meilleurs professionnels du Livre, sont un signe des temps. Jamais la question israélienne n’a été l’objet d’un tel tabou ; jamais la République française n’a été aussi fortement liée à un réseau dévoué à la cause sioniste. Dans le soutien accordé sans réserve à l’État juif, Nicolas Sarkozy surpasse la présidence américaine, ce qui constitue une sorte de prouesse au regard de l’Histoire. En deux ans, le nouveau président a fait accomplir à la politique étrangère française un virage à 180 degrés, rompant sèchement avec la tradition gaullienne de ses prédécesseurs. Jour après jour, gardant le cap qu’il s’est fixé, il entraîne la France dans une voie aussi dangereuse pour l’équilibre du Proche-Orient et du monde qu’elle l’est pour la souveraineté nationale. Ce faisant, l’hyper-président est devenu le « petit prince » d’Israël.


Le résultat est là : tout discours dissonant sur Israël doit être évacué de la scène intellectuelle et rendu impossible par chantage moral, au mépris des principes qui régissent toute démocratie, laquelle ne saurait reposer que sur le débat ouvert et franc. Si le silence médiatique que j’affronte n’est guère surprenant, compte tenu de ce que nous savons, il est d’autant plus remarquable que, depuis la parution de cet ouvrage, ma thèse n’a cessé de s’enrichir de nouvelles preuves.


Faut-il être pessimiste ? Ce n’est pas sûr. Tout nous indique en effet que les réseaux pro-israéliens en France, pourtant au faîte de leur puissance, sont un colosse aux pieds d’argile.


D’abord, voyons l’effet qu’a eu la « censure par le vide » sur ce livre. Certes, la presse n’en a pipé mot. Mais on a pu mesurer, une nouvelle fois, que les critiques n’ont plus réellement d’impact sur les achats des lecteurs ; le public va maintenant glaner ses informations sur le net, où la censure s’exerce moins que dans les grands médias, désormais formatés. Pour preuve, nous en sommes déjà à la troisième édition de cet ouvrage. En soi, c’est une grande victoire. Mieux encore : grâce au « merle blanc », nous sommes désormais diffusés dans les plus grandes librairies de France.


Par ailleurs, j’ai reçu le soutien de diverses personnalités, comme le Pr. Jean Bricmont, le réalisateur Frank Barat, Roger Briottet, consultant juridique aux Nations unies et pour l’Union européenne, Alain Gresh, directeur-adjoint du Monde diplomatique, qui n’ont pas craint de voir leur nom associé au mien, ou de lancer le débat sur la thèse que je défends. Un groupe spécial s’est créé sur le réseau social Facebook, rassemblant quelque 3 000 membres réclamant, depuis des mois, un diffuseur pour la France. Près d’une centaine de lecteurs, dont une célèbre journaliste de France 2 désirant (pour l’instant) conserver l’anonymat, ont, quant à eux, décidé de poser en photo, avec mon livre à leurs côtés, en signe de protestation contre le black-out dont il est victime. À ce jour, le moteur de recherche Google recense pas moins de 450 000 références internet à son sujet, ce qui n’est pas le « buzz  » le plus insignifiant de l’année. Un jeune et brillant avocat, Maître John Bastardi Daumont, premier secrétaire de la Conférence du barreau de Nice, s’est lui-même emparé de l’affaire : abattant un travail de Romain, il a dénoncé avec force et vaillance une nouvelle forme de violation des libertés.


En France, contrairement aux États-Unis, le phénomène de lobbying pro-israélien est récent, du moins sous la forme constituée qui est devenue la sienne. Son armé a été atteinte en l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Seulement, on relèvera que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne sont guère à l’aise dans leur nouveau rôle. Ils sentent qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés par l’oppression des Palestiniens. La pétition en ligne, lancée en juillet pour la dissolution de la LDJ, à l’initiative du Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP) et d’un collectif d’avocats, a pour l’instant recueilli près de 4 000 signatures, ce qui révèle qu’un vrai changement dans les mentalités est en train de se produire.


C’est la raison pour laquelle ces réseaux ne peuvent se risquer à promouvoir le débat contradictoire sur des questions embarrassantes pour eux et sont contraints d’entretenir, contre tout opposant réel ou supposé, un odieux chantage à l’antisémitisme. Ils en sont maintenant réduits à lancer l’idée d’une loi, abusivement nommée « Martin Luther King », qui assimilerait l’antisionisme à l’antisémitisme. Ce combat d’arrière-garde est perdu d’avance. Comment débattre loyalement quand on a soutenu et soutient encore des criminels de guerre ? C’est impossible. La tactique la plus rapide, efficace à court terme, consiste à condamner tout propos jugé « politiquement incorrect ». Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le coeur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, la population finit, un jour ou l’autre, par se rebeller C’est pourquoi j’en appelle plus que jamais à la libération de la parole.


Comment s’y prendre ?, m’a-t-on demandé. Selon moi, il importe que ceux qui énoncent des faits irrécusables cessent de se justifier timidement, comme on l’exige d’eux. Il leur faut au contraireprendre la parole sans attendre qu’on la leur donne, dire ce qu’ils pensent en toute simplicité, sans débordement inutile, mais, surtout, en ne reculant pas d’un pouce.


Car, enfin, nous n’avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté d’expression. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l’humanité perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas non plus avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers : voilà la façon dont il faut raisonner. Dans ce climat de conformisme généralisé, de pensée crispée et de crainte larvée,un peu d’esprit d’aventure ne nuira pas !

Paul-Éric Blanrue (texte libre de droit)

Par John Bastardi Daumont - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
 
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