Présentation



Avocat au Barreau de Nice.
8 rue Alfred Mortier, 06000 NICE.
Contact: Tel: 04 93 81 75 87
Fax: 04 93 01 60 94
Mail: jbd-avocat@wanadoo.fr

Titulaire d'un DEA de sciences criminelles et d'un DESS police, j'exerce au Parquet de Nice en qualité d'assistant de justice pendant deux ans avant de rejoindre l'avocature. Actuellement Secrétaire de la Conférence du Barreau de Nice, je fus représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre, et ancien Vice Président de l'Union des Jeunes Avocats.  

Passionné de droit, de littérature et de musique, je parsèmerai ce blog de temps à autre de textes relatifs à des affaires, de billets d'humeurs, ou de recherches juridiques.

Bonne lecture.  

Infos juridiques en temps réel

Autres articles

Rechercher

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 01:52
- Publié dans : Rebonds - Recommander


L'objet du scandale, sur France 2, mercredi 28 octobre 2009, débat sur le 11 septembre avec Jean Marie Bigard et Mathieu Kassovitz.

Il faudra peut être rappeler un jour aux intervenants, y compris à Jean Marie Bigard ou Mathieu Kassovitz, que le terme révisionniste est un terme neutre.

 

Il n'est nullement péjoratif.

 

Bien au contraire, il fut inventé pour qualifier le courant souhaitant la révision du procès Dreyfus.

 

Puis, il fut étendu à d'autres matières, politiques, juridiques, historiques. Il existe des révisionnistes du Moyen Age, de la Préhistoire, etc...etc....

 

Aucune honte à avoir à fournir une contre théorie, quelque soit l'objet du débat.

 

C'est tout l'esprit de la France, le débat d'idées.

 

Mais là ou le bât blesse dans la matrice politico médiatique actuelle, c'est justement lorsque, même sans fournir de contre théorie, en émettant juste, un doute sur une analyse officielle, l'émetteur est qualifié par ses contradicteurs de révisionniste, et cela quelque soit le sujet s'il est d'envergure et que sa remise en cause dérange.

 

Ce modus présente une double faille:

 

  • mauvaise utilisation sémantique d'un terme pourtant simple

  • assimilation du terme à la négation de la Shoah dans le but de diaboliser le contradicteur.

 

Cette double faille entraine quatre effets pervers:

 

  • la décrédibilisation croissante de ceux qui l'utilisent, car cette passe rhétorique ne prend plus à force d'utilisations systématiques.

  • le raz le bol de l'auditoire que tous les débats de ce type ne peuvent se dérouler dans qu'une fois a minima le mot Shoah soit prononcé, même si le sujet premier n'a aucun rapport, direct ou indirect,

  • en conséquence, la perte d'intensité, de gravité de la Shoah, à force d'être exploitée comme un argument joker, de facilité.

  • in fine, la montée d'une forme inédite d'antisémitisme, d'agacement.

 

Dramatique que même les étendards de la culture de la gentillesse ne s'en rendent pas compte, qu'ils ne se rendent pas compte du tord qu'ils font à la communauté juive et à la liberté d'expression en procédant ainsi.

 

Hier soir nous avions un bel exemple.

 

Alors que Jean Marie Bigard et Mathieu Kassovitz tentaient de s'expliquer sur les raisons -objectives- de leurs doutes concernant la théorie officielle du 11 septembre, Guillaume Durand (partie prenante, par son comportement) assisté de ses collaborateurs n'ont contredit que par la morale, voire pire, par l'insulte incapacitante.

 

Quelques extraits en disent long, surtout la dernière partie.

 

Jean Marie Bigard, énonçant un débat de plus de deux heures ayant eu lieu sur la télévision russe au sujet du 11 septembre, s'est vu punir d'un violent « taisez vous » de Guillaume Durand, le cerveau de ce dernier souhaitant certainement vouloir dire par cette injonction de silence que sur son plateau, la parole était libre.....à l'inverse des plateaux russes.


Fulgurante démonstration.

 

A chaque fois que Bigard et Kassovitz tentèrent de faire valoir les raisons de leurs doutes (traces d'explosifs retrouvés à Ground Zero, passeports de terroristes intacts malgré la violente explosion, absence de réaction militaire américaine pour protéger le Pentagone, étrange destruction de la troisième tour des archives de la CIA 7 heures après le drame.....), ils furent confrontés à la réponse suivante, et je ne résume que peu: « vous êtes des complotistes ».

 

L'apothéose fut la théâtrale sortie finale de Guillaume Durand qui indiqua que ce qui était le plus gênant dans tout cela, c'est la reprise des doutes de Bigard et Kassovitz sur des sites antisémites ou d'extrême droite.

 

« c'est cela qui nous gêne comprennez vous? »

 

A ce moment précis, Kassovitz, (je peux le comprendre ayant été blessé pour lui face à une stupidité pareille) a croisé les bras et s'est enfermé dans le silence pendant les quelques minutes qui précédèrent la fin de l'émission, avant de quitter le plateau à la seconde du générique.

 

Pitoyable exemple de télévision française où le présentateur devient partie prenante au débat, n'anime plus, quitte son costume d'arbitre pour devenir débatteur (mauvais, en l'espèce).

 

Pitoyable serait suffisant s'il n'y avait eu que cela.

 

Misérable serait plus adapté lorsque l'on voit ce malheureux Stéphane Guillon qualifié dans la même émission « d'ennemi public numéro un » pour avoir osé extrapoler dans un sketch sur la passion -avouée- de Dominique Strauss Kahn pour les partouzes.

 

Ou, encore, fait un sketch fort drôle sur Jean Sarkozy entouré des bouffons ornés de grelots par Roi le Père.

 

« Ennemi public numéro un », face à Guillaume Durand, préparant sans doute la succession de Maître Yoda, alias Michel Drucker, au poste d'animateur le plus polissé du PAF.

 

Il y a 30 ans, l'ennemi public numéro un, c'était Mesrine.

Le révisionniste, Robert Faurisson


Aujourd'hui, sur le service public télévisuel, c'est Stéphane Guillon....

et Mathieu Kassovitz.

 

J'ai mal à la France.


 

 

 

Par John Bastardi Daumont - Communauté : Journalistes et clubs presse
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés