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Avocat au Barreau de Nice.
8 rue Alfred Mortier, 06000 NICE.
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Fax: 04 93 01 60 94
Mail: jbd-avocat@wanadoo.fr

Titulaire d'un DEA de sciences criminelles et d'un DESS police, j'exerce au Parquet de Nice en qualité d'assistant de justice pendant deux ans avant de rejoindre l'avocature. Actuellement Secrétaire de la Conférence du Barreau de Nice, je fus représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre, et ancien Vice Président de l'Union des Jeunes Avocats.  

Passionné de droit, de littérature et de musique, je parsèmerai ce blog de temps à autre de textes relatifs à des affaires, de billets d'humeurs, ou de recherches juridiques.

Bonne lecture.  

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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 05:41
- Publié dans : Rhétorique - Recommander


Tous les débats d'idées sont basés sur des raisonnements.

Il convient donc de les étudier de prêt afin tout d'abord de décrypter les raisonnements du contradicteur, et, pouvoir y répondre afin de remporter un débat.

Un raisonnement
est un ensemble organisé d'arguments, formulés sous la forme de propositions.


Qu'est-ce qu'une proposition ?


Une proposition est une assertion pouvant être affirmée ou niée.

- toutes les propositions sont des phrases, mais toutes les phrases ne sont pas des propositions.

- seules les phrases déclaratives sont des propositions. Ne sont pas des propositions les phrases :

·  interrogatives (où une question est posée) : "Quelqu'un pourrait-il me dire l'heure ?"
·  impératives (où un ordre est donné) :"Donne-moi l'heure !"
·  volitives (exprimant un souhait) : "J'aimerais bien savoir l'heure qu'il est."

Une proposition comprend trois parties :
- le terme sujet 
- le verbe liant (ou "copule")
- le terme prédicat.

Exemple:

Dans la proposition "Les politiciens sont des menteurs."

     "Les politiciens"  est le terme sujet, à propos de laquelle l'assertion est faite.
     "sont"  : verbe.
     "des menteurs" : terme prédicat, qui représente en fait l'assertion elle-même.


Quantité

 

"Les politiciens sont des menteurs." est une proposition qui manque de précision.

Il faudrait spécifier si "Tous les politiciens sont des menteurs." ou si "Quelques politiciens sont des menteurs.".

Tous
et quelques caractérisent l'aspect quantitatif de la proposition.

Les propositions concernant un ensemble sont universelles, elles  concernant une partie d'un ensemble sont particulières.


Qualité


Une proposition affirme ou nie quelque chose. Elle est donc soit affirmative ou négative.


1) "Tous les politiciens sont des menteurs."  est une proposition universelle affirmative
2) "Aucun politicien n'est un menteur."  est une proposition universelle négative
3) "Quelques politiciens sont des menteurs." est une proposition particulière affirmative
4) "Quelques politiciens ne sont pas des menteurs." est une proposition particulière négative

1) et 4) sont contradictoires
1) et 2) sont contraires
3) et 4) sont sous-contraires et subalternes (elles sont déduites d'autres propositions)


Règles


- Si une proposition est vraie, sa contradictoire doit être fausse.

- De deux propositions contraires, l'une doit être fausse si l'autre est vraie, mais les deux peuvent être fausses.

- Si une proposition universelle est vraie, alors la subalterne particulière qui en est déduite est également vraie.


Les différents types de propositions



Induction


Certaines propositions sont immédiates et intuitives, et se placent alors en dehors de toute logique. Une vérité intuitive ne requiert aucune preuve.

Ces propositions qui sont sous la coupe de l'observation directe sont prouvées par induction. Tout ce qui part d'une observation particulière, d'un exemple, est une induction. On passera, à l'aide de l'induction, du particulier au général ("tous ceux qui ont fumé de la marijuana consommeront un jour des drogues dures"), ou du particulier au particulier ("si ce n'est toi, c'est donc ton frère").

Dans tout exemple d'induction (généralisation), nous avons une assertion générale reposant sur un groupe d'exemples particuliers. Le nombre d'exemples, de faits observés ou avérés, peut varier, mais il doit être au moins égal à deux.

Le nombre d'inductions parfaites que nous réalisons est relativement restreint. Une induction est parfaite seulement quand il est possible de vérifier que ce que la proposition affirme est valide dans tous les cas d'observations. On pourra donc s'appuyer sur cette définition pour montrer que la généralisation d'un exemple n'est pas valide.

"Tous les politiciens sont des menteurs"
est un exemple d'induction imparfaite. Même la proposition "la loi de la gravitation est universelle" est une induction imparfaite (elle n'est ni fallacieuse ni inexacte, mais sa validité n'a pas été examinée dans son ensemble : nous n'en sommes donc pas, logiquement, absolument certains).
 

Analogie


C'est une sous-variété de l'induction.

Elle s'établit sur la base d'une comparaison ou d'une similarité. L'argument le plus commun dans le discours ordinaire est l'assertion selon laquelle telle ou telle chose doit être vraie parce qu'elle est semblable à telle chose reconnue comme vraie.

L'analogie repose sur la théorie selon laquelle un certain degré de ressemblance entre deux choses implique un degré encore plus avancé de ressemblance. Elle ne fournit jamais de preuve au sens strict, seulement une probabilité : "comparaison n'est pas raison".


Déduction


La déduction est une méthode de raisonnement par laquelle les propositions sont établies non par une observation directe des faits, mais par référence à des propositions déjà établies.

   1.    Lassie est un chien.
   2.    Tous les chiens sont des animaux.
   3.    Donc, Lassie est un animal.


La déduction part donc du général (cité dans la première proposition) pour aller vers le particulier.


Les syllogismes


Le syllogisme catégorique


C'est un système logique constitué de trois propositions telles que l'une d'elles est impliquée par les deux autres. Selon l'ordre dans lequel elles apparaissent habituellement, ces trois parties sont :

- la prémisse majeure
- la prémisse mineure
- la conclusion.

   1.    Tous les hommes sont des êtres rationnels    (majeure)
   2.  Or Socrate est un homme    (mineure)
   3.  Donc Socrate est un être rationnel    (conclusion)


Ces trois propositions contiennent toujours, au total, trois termes (dans le cas présent, les hommes, les êtres rationnels, et Socrate) :

- un terme majeur
- un terme mineur
- un terme médian.

Le terme médian peut être identifié sachant qu'il est présent dans les deux prémisses et pas dans la conclusion (ici, il s'agit des hommes). "Les hommes" est le terme médian, "les êtres rationnels" le terme majeur et "Socrate" le terme mineur.


Règles formelles du syllogisme


1)  Un syllogisme est composé de trois et seulement trois termes. La raison de cette règle est la présence du terme médian.

   1. Toutes les personnes qui étudient sont des étudiants.
   2. Henri est une personne qui fréquente le collège
   3. Donc Henri est un étudiant.


Nous avons ici quatre termes: "les personnes qui étudient," "les étudiants," "Henri," et "les personnes qui fréquentent le collège".

Il n'existe aucun terme reliant "Henri" et la classe "étudiants". Pour en faire un syllogisme valide, le nombre de termes doit être réduit à trois :

   1. Toutes les personnes qui fréquentent le collège sont des étudiants.
   2. Henri est une personne qui fréquente le collège
   3. Donc Henri est un étudiant.



2) Le terme médian doit être présent dans au moins une des prémisses, en particulier celui dans lequel on affirme ou nie quelque chose sur l'ensemble entier dont le terme médian dépend. On parle de terme distribué.

"Tous les Irlandais sont courageux"
: nous savons que la classe entière des Irlandais est constituée de gens courageux.

"Quelques hommes sont des êtres rationnels"
ne possède pas de terme distribué, nous ne savons rien en ce qui concerne tous les hommes ou tous les êtres rationnels.

Tant que le terme médian n'est pas distribué dans une des prémisses, il est impossible d'établir une relation entre les 2 autres termes :

   1. Certains de mes amis sont des écrivains
   2. Certains écrivains sont des hommes célèbres
   3. Donc certains de mes amis sont des gens célèbres.

Le terme médian est "écrivains", mais aucune prémisse de ce terme n'est distribuée, ou utilisée universellement, car aucune prémisse ne dit quoi que ce soit à propos de tous les écrivains.

L'ERREUR PROVOQUEE PAR UN TERME NON DISTRIBUE EST RESPONSABLE DE PLUS DE FAUTES DE RAISONNEMENT QU'EN GENERENT TOUTES LES AUTRES ERREURS FORMELLES.


3) Aucun terme ne peut être distribué dans la conclusion s'il n'a pas été distribué au moins une fois dans une des prémisses.

Un syllogisme ne peut rien affirmer dans la conclusion qui n'ait été impliqué dans une des prémisses. Les termes apparaissant dans ce type de conclusions sont appelés termes illicites
 
   1. Tous les menteurs sont des lâches
   2. Aucun gentleman n'est menteur
   3. Donc aucun gentleman n'est un lâche.


L'erreur provient du fait que le terme "lâche" est distribué dans la conclusion mais n'est pas distribué dans la prémisse où il apparaît.


4) Quatre règles mineures du syllogisme :

    - A partir de deux prémisses particulières, aucune conclusion n'est possible.
    - A partir de deux prémisses négatives, aucune conclusion n'est possible.
    - Si une des prémisses est négative, la conclusion doit être négative.
    - Si une des prémisses est particulière, la conclusion doit être particulière.


Le syllogisme hypothétique


Le syllogisme hypothétique a comme prémisse majeure une proposition contenant une assertion hypothétique (ou conditionnelle). La formule est souvent exprimée sous la forme :
Si P, alors Q

La prémisse mineur et la conclusion sont, cependant, des propositions catégoriques. La structure du syllogisme complet est donc :

   1. Si P, alors Q
   2. P
   3. Alors Q

   1. S'il ne pleut pas, je sors
   2. Il ne pleut pas
   3. Donc je sors


La prémisse majeure comprend deux assertions, l'antécédent et le conséquent, et la proposition en entier assume une relation d'implication entre les deux. Pour un résultat correct, la prémisse mineure doit confirmer l'antécédent ou nier le conséquent. Alors la conclusion affirmera le conséquent ou, dans le second cas, niera l'antécédent.

   1. S'il ne pleut pas, je sors
   2. Je ne sors pas
   3. Donc il pleut


La théorie du syllogisme hypothétique consiste à dire que la vérité exprimée par l'antécédent implique la vérité exprimée par le conséquent, et de même pour la négation.
L'inverse génère un argument fallacieux.

   1. S'il ne pleut pas, je sors
   2. Il pleut
   3. Donc je ne sors pas

La relation d'implication n'est pas nécessairement symétrique. Bien qu'une cause donnée implique toujours un certain effet, un effet donné n'implique pas toujours une certaine cause, sachant qu'il peut y avoir plusieurs causes pour un seul effet.

Le syllogisme alternatif

La prémisse majeure est une proposition alternative. La prémisse mineure est une proposition catégorique qui accepte ou rejette une des alternatives. Si la prémisse mineure accepte l'une des alternatives, la conclusion doit rejeter l'autre; si elle rejette une alternative, la conclusion doit accepter l'autre.

   1. Lassie est soit un chien, soit un chat.
   2. Lassie est un chien.
   3. Donc, Lassie n'est pas un chat.

1) être certain que les alternatives proposées sont mutuellement exclusives, tel que l'affirmation de l'une implique la négation de l'autre.

2) être certain que toutes les alternatives possibles ont été prises en compte. S'il se trouve que Lassie n'est ni chien ni chat, les deux possibilités s'excluent l'une l'autre. Cependant, s'il était possible que Lassie soit un hybride chien-chat, le syllogisme violerait la seconde règle,  puisque toutes les possibilités n'ont pas été énumérées. Un syllogisme de ce type, dans lequel les choix ne s'excluent pas l'un l'autre, révèle une faute nommée "disjonction imparfaite"; un syllogisme dans lequel tous les choix possibles ne sont pas donnés révèle une faute dite "d'énumération incomplète".

Arguments fallacieux communs

Pétition de principe

La pétition de principe est un raisonnement vicieux qui consiste à tenir pour vrai ce qui fait l'objet même de la question. C'est affirmer dans une des prémisses ce qui est supposé être prouvé dans la conclusion. La conclusion est atteinte sans passer par un processus argumentaire.

   1.  La Bible dit que Dieu existe.
   2.  La Bible a été dictée par Dieu.
   3.  Donc, Dieu existe.

L'argument prouve essentiellement que Dieu existe parce que Dieu existe.

Question complexe

C'est une question fondée sur la présomption que personne ne peut y répondre simplement sans avoir admis quelque chose pouvant être fallacieux.

                   Exemple classique : "Battez-vous encore votre femme ?"

La manière d'exposer le côté fallacieux de la question est de demander si la question peut être divisée en deux parties, de façon à ce que l'on puisse y répondre séparément : ici, il aurait fallu demander au préalable si la personne à qui était adressée la question avait déjà battu sa femme.

Post Hoc, Ergo Propter Hoc
("après ceci, donc à cause de ceci")

Cet argument fallacieux est le postulat qu'un évènement qui survient à la suite d'un autre est nécessairement le résultat du premier. Presque toutes les superstitions reposent sur ce sophisme :

   1. Un chat noir a croisé mon chemin au moment où je traversais la rue
   2. Juste après je suis renversé par une voiture
   3. Donc, voir un chat noir signifie que l'on va avoir un accident.

Prouver le phénomène de cause-à-effet est plus complexe que cela, et requiert un usage précautionneux des règles de l'investigation inductive. L'établissement d'une séquence temporelle n'est pas suffisante ; il doit aussi y avoir un lien causal démontrable.

Hypostatisation

C'est l'erreur consistant à considérer un objet qui a une existence conceptuelle ou imaginaire comme une réalité concrète. Cette erreur se présente dans beaucoup d'arguments commençant par :

     "L'Histoire nous enseigne que...."
     "La Science sait..."
     "La Médecine a trouvé..."


L'hypothèse présente dans ces exposés est que l'Histoire, la Science et la Médecine sont des entités uniques parlant d'une seule voix. En réalité, il y a plusieurs historiens, scientifiques et médecins travaillant dans ces domaines,  qui ne sont pas toujours d'accord sur le sujet en question. Il serait plus exact de dire:

     "Certains historiens nous enseignent que..."
     "Beaucoup de scientifiques croient que..."
     "Des chercheurs en Histoire ont trouvé..."

Argument ad Hominem

Si une personne sent qu'elle est incapable de réfuter la proposition de son adversaire, elle essaiera de s'attaquer à la personnalité de cet adversaire. C'est une manière d'éviter l'issue d'un argument et de lui substituer un autre argument. Par exemple :

     "Nous ne validerons pas le projet de loi contre le tabagisme parce que le Président est lui-même un fumeur."
     "La Relativité doit être une théorie fausse car Einstein était anticonformiste."


L'argument ad personam utilise le même principe : il s'agit d'insulter l'adversaire.
Argument ad Populum


Un orateur ou un écrivain fuit l'issue de la question et la remplace par une autre au sujet de laquelle il sait que les gens sont sensibles : le patriotisme, Dieu, l'égalité raciale, etc. Son but est de jouer sur l'émotion des foules.

Le sorite

Le sorite, appelé aussi polysyllogisme, est un enchaînement d'arguments dont la conclusion reprend un terme du premier argument et du dernier.

"Internet nous rend plus libres. Or la liberté est quelque chose qui nous est dû à la naissance. Si nous ne le savons pas, c'est que nous sommes idiots. Internet est donc bon pour les idiots."

Le sophisme

Appelé également paralogisme, le sophisme est une forme de syllogisme qui semble logique en apparence, mais qui est en fait trompeur car il repose sur les différents sens d'un mot. On arrive ainsi à démontrer une chose et son contraire.

- Tous les hommes sont mes frères
- On ne trahit jamais un frère
- Donc je ne peux trahir personne


Le sophisme est souvent utilisé par les personnes qui pratiquent la manipulation (qui cherchent donc à induire en erreur).

Le Dilemme

Le dilemme est une alternative du type : "Si je critique le travail qu'on me donne, je perds mon job. Mais si je n'émets aucune critique, je le perds aussi, parce que je ne supporte pas de travailler comme ça et je finirai par quitter la société".

La prémisse majeure est composé de deux propositions hypothétiques (commençant par "si..." et appelés alternatives), alors que la prémisse mineure et la conclusion sont des propositions disjonctives. Les deux alternatives entraînent des conséquences déplaisantes. Si c'est un vrai dilemme, on sera forcément touché par l'une des alternatives, parce qu'on devra choisir l'une d'entre elles.

Il existe deux façons de rejeter un dilemme :

a.   "S'emparer d'une des alternatives" :
accepter une des alternatives mais nier le raisonnement causal qu'elle implique. Dans ce cas, ce serait le châtier malgré le fait qu'il soit bon. On tente de réfuter la relation de cause à effet impliquée par les propositions de la prémisse majeure.

b. "Fuir les alternatives" :
on tente de montrer que toutes les alternatives n'ont pas été dénombrées. Il doit y avoir une troisième voie, une solution intermédiaire, qui n'aurait pas les conséquences déplaisantes des deux autres.

Un dilemme auquel on peut répondre par l'un de ces deux raisonnements est un faux dilemme.

L'enthymème

Les arguments apparaissent souvent avec l'une des trois propositions omise ou supprimée, pour éviter la lourdeur des syllogismes. Un argument déductif de ce type est appelé un enthymème. La proposition manquante peut être la prémisse majeure, mineure, ou la conclusion. Dans chaque exemple, celui à qui s'adresse l'argument est supposé fournir la proposition manquante.

- "Je pense, donc je suis."

- "Chirac fera un bon président, parce qu'il est originaire de la Corrèze."

Nous ne sommes ici en présence que de la prémisse mineure et de la conclusion. La prémisse majeure, "Tous les politiciens de la Corrèze font de bons présidents", a été omise.

- Dans l'enthymème "Seuls les imbéciles utilisent un ordinateur, et tu utilises un ordinateur", c'est la prémisse mineure qui manque ("tu es un imbécile").

Différence entre vérité et validité

La plupart des logiciens utilisent les termes "valide" et "invalide" pour indiquer si l'argument se présente sous une forme correcte. Ces termes s'appliquent à l'ensemble de l'argument et non à chacune de ses propositions. L'argument :
 
   1. Tous les animaux sont carnivores
   2. La vache est un animal
   3. Donc la vache est carnivore


est valide sur le plan de la forme. Cependant, chacun sait que la première prémisse est fausse.

   1. Tous les hommes sont mortels
   2. Le Président est un homme
   3. Donc le Président est mortel.


Autre exemple d'argument invalide : "Il n'y a jamais personne, donc il y a toujours quelqu'un...".
Cet argument ne nous convainc pas seulement, il nous persuade aussi. Un argument complet, en plus d'obéir aux lois de la réflexion, doit incarner quelque chose que nous reconnaissons comme vrai dans son existence. Nous serons influencés par l'argument selon notre estimation de la vérité de l'assertion. L'épichérème est une preuve, un exemple, accompagnant un argument, a priori un prémisse.
Par John Bastardi Daumont - Communauté : Le Monde du Droit
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